Une année, j'avais alors 15 ou 16 ans, j'ai fait avec mon père tous les sommets au alentours de la maison. Nous étions un petit groupe avec un guide de haute montagne avec nous.
Nous partions très tôt vers 3/4 heures du matin et nous attaquions la montée vers 5 heures au plus tard. Selon les sommets il nous fallait entre 3 et 4 heures pour l'atteindre. Donc nous étions en haut au plus tard vers 9/10 heures du matin. Dans la montée nous avions assisté au lever du soleil et en haut nous mangions un casse croute. Le plus souvent charcuterie du pays et fromage idem avec pain de seigle.
Puis nous redescendions. Nous n'étions pas de retour à la maison plus tard que 2 heures de l'après-midi. Ce qui nous laissait le temps de nous reposer.
J'aimais beaucoup ces randonnées. Surtout le fait qu'elles étaient bouclées dans la matinée.
Je me souviens bien de la première, car au retour, avant d'atteindre les voitures il y avait une dernière côte et elle fut fatale à mes dernières forces. J'étais épuisée, je n'arrivais plus à avancer. Un des randonneurs m'avait pris par la main pour m'aider à grimper, mais impossible. Je calais.
Le guide est alors intervenu et m'a dit: "pour grimper sans fatigue il faut que tu fasses de petits pas, très réguliers sans jamais forcer l'allure, tu veras ça ira mieux". C'est ce que j'ai fait et c'est allé tout de suite beaucoup mieux. J'ai pu terminer sans aide.
C'est donc une astuce que je vous donne et que je n'ai jamais oublié. Elle vient des sherpas de l'Himalaya, m'a-t-il dit.